Le meilleur mix TV + marketing direct……

Lorsqu’en ce jour de Noël 1948, la messe est diffusée en direct en noir et blanc à la télévision, c’est une première mondiale suivie par… quelques foyers (moins de 300 foyers sont équipés d’un poste de télévision en France à cette date).

Mais, comme les frères Lumière ne s’inquiétèrent pas de n’avoir que 35 spectateurs à Paris lorsqu’ils font leur première projection avec un cinématographe, le père Pichard sait que la télévision, « cette découverte géniale » comme il le dit, va permettre à la messe dominicale d’être diffusée plus largement et d’inscrire ce rendez-vous dans le paysage audiovisuel français.

Pour couvrir les 52 dimanches annuels et petit à petit produire d’autres émissions religieuses, le père PICHARD va créer en 1950, le CFRT, Comité Français de Radio-Télévision, association dédiée à la production des programmes et habilitée à collecter des dons pour les financer.

70 ans plus tard, les mêmes rites de programmation et de collecte de dons permettent à l’association d’être toujours autant reconnue par la communauté catholique et d’apporter la messe à domicile aux personnes à mobilité réduite.

Le frère Thierry Hubert, dominicain, nommé à la fonction de Producteur en septembre dernier a bien voulu répondre à mes questions sur les enjeux du CFRT. Qu’il en soit sincèrement remercié.

1 – Quelle est la genèse de l’émission et qu’est-ce qui fait son exceptionnelle longévité ?

L’émission est presque née avec la télévision, il y a donc 70 ans. Seulement quelques milliers de postes de télévision quand le père Pichard, dominicain ingénieux, produit la première messe au monde, le soir de Noël 1948 et « télévisionnée » depuis la cathédrale Notre-Dame de Paris

La messe télévisée reste un des derniers directs de la télé, offrant chaque dimanche la variété des visages des communautés catholiques mais aussi des territoires qui accueillent ses équipes.

La qualité proposée peut sans doute expliquer que l’émission n’est pas tout à fait comme les autres et n’est pas reçue non plus comme une émission ordinaire.

2 – A priori le public sénior est plutôt celui qui regarde l’émission. Est-ce le cas ?

Nos fidèles téléspectateurs ont effectivement en moyenne 69 ans, ce qui est 9 ans de plus que la moyenne d’un téléspectateur de France 2. En soi, donc, notre public est âgé.

Mais cela ne signifie pas pour nous qu’il faudrait nous en détacher. Nous cherchons à poursuivre la fidélisation de ces fidèles tout en élargissant notre public, à travers notamment la partie magazine.

Enfin, la diminution de prêtres, notamment en milieu rural, nous incite à apporter une réponse « audiovisuelle » à l’absence de messes locales.

3 – Le CFRT/Le Jour du Seigneur vit essentiellement de la collecte de fonds auprès de donateurs. Comment, selon vous, vos ressources vont évoluer ?

Le CFRT/Jour du Seigneur a depuis 1950 un double financement : public de la part de la télévision et privée grâce à la générositéde 200 000 donateurs environ chaque année. Ce réseau est considérable. Il s’agit non seulement de bienfaiteurs mais aussi d’ambassadeurs qui sont autant de relais pour notre notoriété.
La qualité et l’originalité de notre émission sont, d’après moi, les garants de la pérennisation de notre modèle économique.

Par ailleurs, si vous souhaitez en savoir plus sur notre collaboration avec le CFRT/Jour du Seigneur pour le développement de ce réseau considérable de donateurs, téléchargez le Best Practices qui détaille les objectifs, la méthodologie mise en place et les résultats.

 

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