Au début d’internet, la promesse était que tout serait accessible gratuitement
et sans contraintes, si ce n’est celle d’une connexion et d’un écran.

Et puis la gratuité appelant à la création d’un gigantesque volume de données
sur une variété infinie de sujets ; et d’une vélocité des systèmes informatiques
et de communication pour tout habitant de la planète qu’il a bien fallu couvrir les coûts.

Ont donc été mises à contribution entre autres les entreprises par le biais de publicités. D’autant que des pans entiers de l’économie, hier bénéficiaires en dehors de la toile, ont migré vers le digital attirés par les sirènes des courbes d’audience sans cesse en progression. Et les modèles économiques « classiques » ont été mis à rude épreuve.

Mais pour que ces publicités soient intéressantes pour les annonceurs, il a bien fallu les rassurer en leur donnant des informations sur l’audience et en étant capables pour les éditeurs d’adresser des publicités sur site en fonction des internautes et de leur parcours de navigation.

Tout cela dans le but de préserver la gratuité et l’universalité d’accès pour tous les internautes.

Mais la donne a changé. Et l’internaute/citoyen/consommateur veut (ou le politique veut pour lui ?) consentir à la publicité. Quelle drôle d’idée.

Qui souhaite consentir à toute publicité ? Franchement.

​Mais tout aussi franchement, à quoi peut bien ressembler un monde sans publicité,
un monde ou une offre et une demande ne peuvent se rencontrer que lorsque chacun y consent.

Pour y consentir, faudrait-il encore savoir ce qu’on me propose. Or si je dois donner
un avis avant même de savoir ce qu’on me propose, mon consentement est plutôt un appauvrissement de choix.
Une exclusion du champ de la consommation, un refus du progrès puisque je pense d’abord à me protéger en ne donnant pas mon consentement.

Alors certes la publicité agace parfois. Mais elle est comme la démocratie,
« le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres » pour parodier Churchill.

Les entreprises n’ont-elles pas un intérêt légitime à proposer leurs offres,
dans le respect des bonnes pratiques
. Bien sûr il y aura toujours des gougnafiers
de la DATA. Mais doit-on mettre au pas la liberté d’entreprendre ?
Et demander à chaque personne de devoir consentir en tout lieu et en tout temps à toute forme de publicité ?

Et puis avec l’avancée technologique et la profusion de DATA des GAFAM, demander systématiquement le consentement dans un univers non loggé, supprimer les cookies tiers, souhaiter comme le demande la CNIL française – et non pas l’association
des CNIL européennes – avoir à égalité les boutons « TOUT REFUSER »
et « TOUT ACCEPTER », c’est accepter une nouvelle fois la domination américaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

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